
On dit de St Dominique qu’il parlait de Dieu aux hommes le jour et la nuit des hommes à Dieu. Je réfléchis au charisme de notre saint patron et tâche de le mettre en lien avec notre vie d’établissement :quel rapport ? Quelle actualité ? Quelle accessibilité ?...
Une élève de 3ème me partage récemment ses questions et ses doutes : à l’écouter me parler avec une telle sincérité, je prends une nouvelle fois conscience du rôle de la Pastorale scolaire : vital auprès de tous, même si le plus souvent caché.
A entendre les réflexions de bon nombre de nos 1ères cette année en parcours Alpha, jesuis réduit à l’évidence, aussi, de l’intérêt et de l’exigence de cette tâche ardue. Et que dire de la générosité de nos « voyageurs » en partance pour l’Inde ou le Pérou ?
A constater la qualité de recueillement des 5ème en retraite de Profession de Foi, je m’émerveille il y a peu encore de l’action tangible de l’Esprit Saint.
Ou encore : de chanter avec des enfants de CM1, deprier avec les élèves d’ULIS, de préparer Avent ou Carême en équipe avec autant de cœur remplit très sincèrement le mien, il faut bien l’avouer.
Donc, pas de définition « toute faite » de la Pastorale scolaire : un lieu de travail et de foi, fragile et imparfait –qui prétendrait le contraire ?- mais fermement arrimé au Christ et à une motivation profonde. En d’autres termes : ce surcroit de grâce offert à tous par un établissement qui voudrait aider chacun à comprendre que la « dimension chrétienne » est plus qu’un vernis culturel ou social.
Le Bx Jean-Paul II ne disait-il pas que le rôle du catéchiste est de mettre l’adulte ou l’enfant non seulement en contact avec le Christ, mais davantage même : en communion avec Lui?
Quant à celles et ceux qui ne partagent pas la foi et l’espérance chrétiennes, puisse la pastorale les inviter à s’engager dans un dialogue respectueux, d’intérêt grandissant, toujours plus profond, afin d’être ensemble tournés vers l’essentiel : « c’est pour la vie, non pour l’école que nous apprenons »(St Thomas More).