Edito Pastorale 2012 / 2013



Nous fêtons cette année les 150 ans de notre institution. Belle occasion de remonter à cette source qu’est un saint Patron. On dit de St Dominique qu’il parlait de Dieu aux hommes le jour et la nuit des hommes à Dieu. Sa devise était d’un mot : Veritas. Je réfléchis au charisme dominicain – et tâche de le mettre en lien avec notre vie d’établissement : quelle actualité ? Quelle accessibilité ?...
Pour cet anniversaire, le sanctuaire de notre chapelle va être refait et un nouvel autel consacré : événement porteur de sens s’il en est. Je le mets en lien avec les 50 ans du concile Vatican II et avec l’année de la Foi, lancée en octobre 2012 par notre pape Benoît : quelle cohérence ? Quel concret pour nos élèves ? Pour nos parents d’élèves ? Pour nous-mêmes ?...
A entendre les réflexions de bon nombre de nos 1ères cette année en parcours Oïkos, je suis réduit à l’évidence de l’intérêt et de l’exigence de ces questions. Je le constate très fort aussi lorsque je lis les lettres de motivation de nos lycéens en partance pour l’Inde ou le Pérou, et bientôt l’Arménie. Ils sont généreux. Ils ont également besoin de sens, de sens profond.
A constater la qualité de recueillement des 5èmes en retraite de Profession de Foi, notamment durant les temps d’adoration eucharistique, je m’émerveille de l’action tangible de l’Esprit Saint.
Ou encore : de remettre solennellement la Bible aux enfants de CE2, de prier avec les élèves d’ULIS à la Messe du jeudi, de préparer Avent ou Carême en équipe avec autant de cœur… remplit très sincèrement le mien, il faut bien l’avouer.
Donc, pas de définition « toute faite » de la Pastorale scolaire : un lieu de travail et de foi, fragile et imparfait – qui prétendrait le contraire ? - mais fermement arrimé au Christ. Car rien ne se fait en son nom sans son aide. En d’autres termes : offrir un surcroit de grâce dans notre établissement, pour aider qui le veut à comprendre que la « dimension chrétienne » est plus qu’un vernis culturel ou social. La pastorale scolaire tient une place vitale, même si son rôle est le plus souvent caché.
Le Bx Jean-Paul II ne disait-il pas que le rôle du catéchiste est de mettre l’adulte ou l’enfant non seulement en contact avec le Christ, mais davantage même : en communion avec Lui ?
Quant à celles et ceux qui ne partagent pas la foi et l’espérance chrétiennes, puisse la pastorale les inviter à s’engager dans un dialogue respectueux, d’intérêt grandissant, toujours plus profond, afin d’être ensemble tournés vers l’essentiel : « c’est pour la vie, non pour l’école que nous apprenons » (St Thomas More).


Sébastien Freté
Adjoint pour la Pastorale Scolaire



 
Dernière modification : 04/09/2012